Fernweh Insights: Le voyage pour les aventuriers.

Fernweh – ‘ un désir de voyager, dans des contrées lointaines ‘

Vietnam. Un road trip en moto.

La photo ci-dessus a été prise par Emma. Son blog ici 😉

Ha Giang Loop, itinéraire sur 5 jours

Introduction

Emma et moi parcourons le Vietnam depuis trois semaines déjà. Lorsque Atsuel nous rejoint pour une semaine, nous décidons de faire la Ha Giang Loop ensemble.

Pour se situer dans l’espace, Ha Giang se trouve au Nord du Vietnam, aux frontières de la région de Yunnan en Chine. Dans les montagnes, cette loop est réputée pour la splendeur de ses paysages et son côté sauvage, éloigné des touristes.

Que faut-il pour faire la Ha Giang Loop ?

Le permis international

Tout d’abord, il est vivement conseillé de détenir un permis international pour s’éviter l’angoisse de se faire arrêter par la police locale. Au Vietnam, et comme beaucoup de pays en Asie d’ailleurs, la corruption est chose courante.

Ainsi, détenir un permis international évite au moins d’être dans l’illégalité, bien que beaucoup de touristes roulent sans ce bien… Comme ce fût notre cas d’ailleurs, mais sortant d’Australie, nous n’avons pas pu faire la demande. Mais ceci est une autre histoire.

Le choix de la moto

Ha Giang Loop. Le choix de la moto pour un road trip au Vietnam.

Ensuite, et bien évidemment, il faut une moto. Il est toutefois possible de faire la Ha Giang Loop en bus touristique si vous ne vous sentez pas de conduire, ou bien engager un guide local qui vous conduira sur les routes en moto. Mais comme nous sommes des aventuriers en quête de liberté totale, c’est seuls que nous voulions réaliser cette boucle.

En ce qui concerne la moto, vous avez le choix entre une automatique ou une semi-automatique. Lorsque vous êtes deux sur la moto, il est quasiment impératif d’opter pour cette dernière étant donné que les routes sont très sinueuses, vallonnées, pentues… et même avec une semi-automatique nous avons parfois peiné en côte.

Par ailleurs, je conseille également la semi-automatique même lorsque vous n’êtes qu’une personne sur la moto, le contrôle est plus facile et le passage des côtes les plus ardues sont facilitées.

Pour les prix de la location d’une moto, nous avons pris les nôtres une fois arrivés à Ha Giang, chez Ngoc Son Homestay (vous pouvez réserver un lit via Hostelworld, Booking, Agoda…). Pour une moto, il faut payer 150.000VND (env. 6 euros) par jour, pour une semi-automatique.

Est-il primordial d’être un as de la moto avant de se lancer dans cette aventure ? Non, pas vraiment. Si vous vous sentez suffisamment confiants, vous avez la possibilité d’apprendre très rapidement avant de partir. Dans une guesthouse par exemple, ou avec les personnes qui vous louent la moto.

A titre d’exemple, Atsuel n’avait conduit que très peu des scooters automatiques auparavant, et il a appris sur le tas, en restant prudent bien évidemment.

L'état des routes

Car de la prudence, ça il en faut. Les routes sont étroites, parfois très mal entretenues, il y a beaucoup de virages, de côtes, de pentes… Sans compter les camions et bus touristiques qui circulent aussi sur ces routes et qui peuvent arriver parfois bien vite, à gros coup de klaxon dans un virage sec.

Mais ne vous empêchez pas de faire cette boucle à cause de ces appréhensions, ça en vaut la peine croyez-moi, et le tout c’est de rouler lentement, tout en gardant son sang-froid. Rouler lentement vous permettra, de toutes manières, d’apprécier davantage le paysage. C’est tellement beau qu’on a vite tendance à s’arrêter toutes les cinq minutes pour prendre des photos, alors autant prendre son temps.

Où dormir

Côté hébergement, pas de soucis, et pas besoin de réserver à l’avance non plus. Les villages ou villes-étapes regorgent de motels à des prix accessibles. Les touristes étant éparpillés un peu partout sur la boucle, nous n’avons jamais eu de soucis pour trouver une chambre. Il nous est même arrivé d’être les seuls dans le motel.

Où manger

Ha Giang Loop, un exemple de menu, vous remarquerez les fautes et les noms originaux de certains mets

Ah. Là, ça se complique légèrement si vous êtes un fin gourmet et redoutez les plats locaux dans des endroits parfois douteux. Ou alors il faut y mettre le prix.

Pour notre part, nous ne voulions pas trop dépenser. Et il a été difficile de trouver, à des prix corrects, autre chose que des fried noodles, des nouilles instantanées ou du fried rice médiocre.

En ce qui concerne les snacks, vous trouverez de nombreux stands dans les villes, villages et bords de routes. Mais ça ne veut pas dire que ces stands regorgent de bonnes choses, bien au contraire.

L'itinéraire

Itinéraire de 5 jours sur la Ha Giang Loop, réalisé avec Google maps.

L’itinéraire nous a été donné par le gérant de l’homestay où nous sommes arrivés. Il nous a fourni une carte, avec le nom des villages-étapes, le nombre de kilomètres entre chaque point d’arrêt, et quelques spots à voir au passage.

Jour 1 - De Ha Giang à Quand ba (29 juin 2019)

Emma, Samuel et moi atteignons Ha Giang vers midi. Le homestay réservé, nous comptons passer une nuit dans cette ville avant de partir pour tout organiser. Cependant à peine arrivés, le gérant nous presse d’annuler la nuit chez lui, de louer une moto directement et de partir en vitesse avant que la police n’arrive et nous contrôle.

Ha Giang Loop. Route solitaire dans les montagnes par temps pluvieux
Ha Giang Loop en direction de Quan Ba.

Petite note importante, ce gérant nous a parlé d’un permis de circuler pour la zone frontalière à détenir pour rouler légalement, que nous n’avions pas bien sûr. Il nous a parlé de son frère qui travaille pour le gouvernement et peut nous faire passer en cas de contrôle. A condition de lui donner 200000VND (env. 8 euros) par personne et une photocopie de nos passeports.

Suspicieux, mais dans le rush, il a réussi à nous faire payer. Nous ne savons toujours pas si c’est une arnaque ou pas, car nous n’avons croisé qu’une seule fois des policiers et ces derniers ne nous ont pas arrêté. D’où l’importance d’avoir un permis international qui allège cette peur de se faire contrôler. Après vérification, ce permis de circulation peut être obtenu au bureau de l’immigration à Ha Giang, à Dong Van ou à Meo Vac.

Nous laissons une partie de nos affaires dans le homestay et ne gardons que le nécessaire sur les motos. Carte en mains, itinéraire prêt, c’est parti pour les cinquante premiers kilomètres jusqu’à la prochaine ville, Quan Ba. Emma conduit seule, et je suis traînée derrière Atsuel.

Il nous faut d’abord quitter la ville, mais une fois sortis, la route est magnifique. Rivière, montagnes, cascades entre les parois rocheuses qui entourent la route sinueuse…

Nous nous arrêtons dans un ‘restaurant’ perdu sur un bord de route, car avec tout ceci nous n’avons toujours pas mangé. Ce sera du fried rice aujourd’hui. A la fin de notre repas, un homme arrive sur sa moto. Il nous fixe du regard et se dirige lentement vers nous. Il regarde notre table, voit notre paquet de cigarettes posé là, et se sert dedans. Surpris, nous ne savons que dire, et cet homme paraît dérangé, alors c’est avec une cigarette en moins que nous décidons de reprendre la route.

Car de plus, l’orage gronde au loin, et nous devenons inquiets de commencer le road-trip sous la pluie. Finalement nous conduisons sous un temps orageux mais la pluie ne s’abattra sur nous qu’au soir, bien au chaud dans notre motel. Ce dernier est un peu éloigné du centre-ville, et vide. Nous avons pu jouir d’une nuit au calme, sur un matelas dur comme la pierre.

Atsuel et moi sur le lit du motel à Quan Ba
Atsuel et moi au motel à Quan Ba.

Jour 2 - De Quand Ba à Dong Van (30 juin 2019)

Il nous faut parcourir 100 km pour atteindre Dong Van. Comme le petit-déjeuner n’est pas disponible au motel, nous nous arrêtons à un stand sur la route un peu plus tard pour acheter des snacks. Là-bas, trois petits garçons bien curieux nous tournent autour, et prennent un grand plaisir à se moquer de notre langage.

Atsuel et Emma avec leurs snacks au Vietnam
Emma et Atsuel, fiers de vous présenter nos snacks infâmes.

Lorsqu’il nous faut repartir, le démarrage se fait en côte. Samuel peine à nous traîner et nous manquons de peu de nous retrouver dans le fossé, sous le regard amusé des locaux. D’où l’utilité d’avoir une semi-automatique, car à deux nous sommes bien lourds.

Plus tard, nous faisons une pause à Yên Minh pour déjeuner. La vue est magnifique, nous sommes entourés par les montagnes. Et c’est un plat de fried noodles qui nous remplit le ventre pour la journée.

Nous sommes toujours loin de notre prochain arrêt quand soudain, la pluie s’abat sur nous. Violemment. Cela a duré une vingtaine de minutes, mais c’est suffisant pour nous laisser trempés de la tête aux pieds. Je suis d’ailleurs la seule sans k-way, il me faut donc faire preuve d’ingéniosité pour ne pas rester gelée, sans mouiller mon seul et unique sweat. Je vous laisse admirer la photo ci-dessous pour vous donner une idée.

Faute de moyens, le pantalon de pluie trouvé dans le coffre me sert de couvre-bras.

C’est un moment épique, car malgré cette malchance nous rigolons beaucoup. La pluie s’abattant sur nous est tellement forte qu’elle nous fouette de toute part, la visibilité est plus que médiocre, et nous sommes arrivés au prochain motel congelés .

Arrivés à Dong Van, nous tentons désespérément de faire sécher nos vêtements, dont les chaussures fermées de mes deux compères. En attendant, nous visitons la petite ville en chaussons fournis par le motel. Bien trop petits pour Emma et encore plus pour Atsuel.

Ha Giang Loop. Le trio avec ses chaussons du motel trop petits.

Jour 3 - De Dong Van - détour à Lung Cu - jusqu'à Meo Vac (1er juillet 2019)

Les chaussures encore humides, nous partons le matin faire un détour à Lung Cu pour admirer la célèbre tour du drapeau. C’est le point le plus au Nord du Vietnam, à la frontière de la Chine. La route pour y accéder est identique aux autres: sinueuse, pleine de trous, en côte. Rester prudent est la clé, et nous parvenons au sommet sans encombre.

Ha Giang Loop. La tour de Lung Cu
Photo de Emma. Ha Giang Loop. La tour du drapeau à Lung Cu.

L’arrêt est de courte durée cependant, puisque pour monter à la tour du drapeau il faut payer 20000VND (soit 1 euro). Ce n’est rien en soit, mais l’endroit est infesté de touristes venus en bus, et cela ne nous encourage pas à poursuivre. La vue d’en haut est déjà bien belle, ça nous suffit.

Il fait beau aujourd’hui, et nous constatons que nous sommes mal équipés. En effet, bien qu’en montagne et avec un climat plus clément, le soleil brûle notre peau. Très vite. Pensez à emmener de la crème solaire et emporter des vêtements qui vous couvre et restent respirant.

Emma et moi en moto. Nous en sommes arrivées à porter une veste pour nous protéger du soleil.

Chaque jour, les paysages changent. Toujours entourés des montagnes, nous passons parfois par des zones plus humides apparentes à des jungles, parfois des rizières, parfois des montagnes très rocheuses, d’autres fois des montagnes plus vallonnées pleines de verdure…

Ha Giang Loop et ses routes sinueuses dans les montagnes
Photo de Emma. Ha Giang Loop. La route sinueuse au cœur des montagnes
Photo de Emma. Ha Giang Loop. Deux jeunes filles qui admiraient la vue.

Après 80 km, nous arrivons à Meo Vac. Les fesses en compote, une pause dans le homestay est bien méritée.

Jour 4 - De Meo Vac à Du Gia (2 juillet 2019)

Le jour se lève. Et alors que nous prenons notre café matinal, une vieille femme vêtue d’un costume traditionnel Hmong s’arrête. Elle arbore un sourire radieux, nous parle dans sa langue que nous ne comprenons pas, et s’esclaffe à nos têtes un peu perdues. La vieille dame porte une ceinture faite de grandes feuilles, et dans ses mains se trouvent un tas de fleurs. Elle s’assoit, et se met à chanter, puis siffler dans des feuilles, engendrant une petite mélodie. Elle jouait un air d’une chanson traditionnelle nous a t-on dit.

La gérante de l’homestay nous a ensuite raconté des anecdotes intéressantes. Le fait de siffler dans les feuilles est une technique utilisée depuis longtemps dans la région pour communiquer à travers les montagnes. Elle servait aussi aux jeunes garçons à flirter avec les demoiselles.

Cette vieille femme est malheureusement considérée comme une folle dans le village et n’est pas appréciée. La raison, c’est qu’elle se promène en chantant, volant les fleurs des voisins pour s’en faire des décorations dans sa tenue. Il semblerait qu’elle ait confié que les fleurs la rendait heureuse.

 

Ha Giang Loop. Vieille femme aux ses fleurs chantant et sifflant avec ses feuilles
Ha Giang Loop. Vieille femme à fleurs

Ce que j’ai vu moi, c’est une femme souriante et joyeuse, tentant de ramener le sourire aux gens autour d’elle en leur chantant des chansons. En tout cas, elle nous a donné le sourire à nous pour le reste de la journée.

Les petits villages que nous traversons pour nous rendre à Du Gia sont étranges. Étranges dans le sens où ils m’ont fait me sentir perdue dans un lieu abandonné et oublié du monde. En effet, les rues sont étroites, des poulets et chiens errants et vagabondant librement, les seuls magasins sont des garages pour motos et des ventes de snacks. Les maisons sont faites de taules récupérées on ne sait où, et beaucoup d’entre-elles sont détruites ou en construction. Bien sûr, les détritus jonchent le sol partout.

Nous parvenons à prendre le déjeuner dans l’un de ces villages. Non pas dans un restaurant, mais plutôt dans un garage. La femme qui s’en occupe est d’une gentillesse incroyable, et malgré la barrière de la langue elle nous concocte les meilleures instant noodles jamais goûtées auparavant.

Ha Giang Loop. Les meilleures nouilles instantanées!

Enfin, nous arrivons à Du Gia, qui parait bien petite, avec un seul motel disponible et rien autour.

Jour 5 - De Nà Phong à Quan Ba (3 juillet 2019)

Le mystère est résolu! Voilà pourquoi Du Gia nous paraissait étrange car bien trop petite pour un village-étape… Car en fait, nous ne sommes pas à Du Gia, nous nous sommes trompés de route et avons atterri à Nà Phong, bien trop loin de notre route initiale. Oops.

Quoi qu’il en soit, nous devons maintenant retourner jusqu’à Meo Vac, là où nous nous sommes trompés. De là, nous rejoindrons Quan Ba, l’une de nos premières villes-étapes. Oui, car Emma a oublié son passeport au motel là bas, donc nous devons y retourner.

Photo de Emma. Atsuel et moi perdus dans la Ha Giang Loop

Cette journée est l’une des plus marquante pour moi. D’une part, car les paysages ont été absolument à couper le souffle tout du long, en passant par plein d’atmosphères différentes les unes des autres. Nous avons croisé des champs de mais, des rizières, des cascades, des rivières, des montagnes…

Photo de Emma. Ha Giang Loop. Vue sur les rizières .

D’autre part, car elle a été riche en aventures. Déjà, nous commençons la journée par un pneu crevé sur la moto d’Atsuel et moi. Je pars donc avec Emma sur sa moto vers le village voisin en espérant trouver un mécanicien. Chose aisée en Asie fort heureusement, et chanceux que nous sommes, nous ne sommes pas si loin du prochain village.

Ha Giang Loop. Le selfie de la panne

C’est avec l’aide de Google Translate que nous tentons d’exprimer notre désespoir. Au deuxième essai, un mécanicien accepte de venir nous aider. Il change le pneu à une vitesse folle ceci dit en passant. Mais il a besoin de retourner à son atelier pour le gonfler. Alors que j’exprime mon admiration pour sa maîtrise – tant en mécanique qu’en conduite – aux autres, il lâche malencontreusement la roue, qui rebondit dangereusement vers le précipice. Plus de peur que de mal cependant, et un peu plus tard nous sommes prêts à reprendre la route.

Ha Giang Loop. Bye bye la roue.

Encore 156 km… Nos fesses, nos jambes, notre dos sont en miettes. Nous souffrons le martyr et chaque bosse devient une torture.

D’autant plus que cette partie de la boucle est la plus accidentée jamais vue. Nous passons par une partie à moitié en construction, ce qui nous a fait enchaîner les slaloms, les ponts super étroits plein de graviers glissants et surplombant une rivière. Des montées ultra raides, que nous avons peiné à monter à deux. Nous avons également risqué nos vies à passer un pont en bambou qui parait bien trop fragile à notre goût… Bref, une route épique pour une aventure épique!

Ha Giang Loop. Rizière coucher de soleil Vietnam
Photo de Emma. Ha Giang Loop. Les rizières en soirée

Ce dernier jour nous a fait finir la boucle en beauté. Cassés, mais heureux d’avoir vécu autant de rires et de galères, d’avoir vu autant de paysages et de visages souriants.

Conclusion de ce road trip

Faire cette boucle est l’un de mes plus beaux souvenirs depuis que je suis partie voyager en Asie. Les paysages sont à couper le souffle tout du long, chaque jour différents. Les touristes sont rares et cela procure vraiment une sensation de dépaysement total, à être seul au monde dans les montagnes.

Je ne me suis pas sentie aussi libre depuis mon expérience à Okinawa. Cela m’a fait réaliser une fois encore pourquoi j’aime voyager, et pourquoi j’étais déçue jusqu’à présent depuis les Philippines. Il y a différentes façons de voyager, et j’ai trouvé celle qui me convenait le mieux.

Cependant pour le côté un peu plus négatif, j’aimerais témoigner de certaines choses qui m’ont marqué, voir choqué durant ce road-trip.

Premièrement, le nombre de détritus un peu partout sur les routes, rizières, etc… C’est chose courante en Asie, je sais. Mais dans un endroit si reculé, voir des paquets issus de la mondialisation si souvent tels que Pringles, Oreo, Coca-Cola… C’est non seulement désolant pour l’environnement mais aussi tellement triste de constater que les locaux ne profitent pas de leur alimentation locale. L’endroit regorge pourtant de bananes, de riz, de poissons…

Deuxièmement, j’ai été témoin du travail infantile. Énormément. De très jeunes enfants, parfois atteignant tout juste les 4 ans. Filles comme garçons, ils travaillent durement tous les jours. Dans les rizières à porter de lourds paniers accrochés à leurs dos. Sur les routes à tondre l’herbe ou à traîner de longues et lourdes branches derrière eux. Sur des terrains en train de faire du béton…

Je ne m’attendais pas à ça, aussi naïf que cela puisse paraître. Que de telles pratiques perdurent encore, et de me sentir impuissante. Ce sont des images qui resteront dans ma mémoire, autant que ces magnifiques paysages.

Montagnes et rivières

Photo de Emma. Montagnes et rivières

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